2026 : les 8 tendances que l’on anticipe pour vous
- V-Factory Insights
- 2 févr.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 févr.
En 2026, la logistique ne se contentera plus d’optimiser des flux : elle devra tenir une “vraie” promesse client dans un monde plus régulé, plus coûteux, plus instable… et où la confiance se jouera à la virgule près (délais, taxes, retours, transparence).
En 2026, notre sentiment c’est que l’heure sera moins à “la prochaine innovation gadget” et plus aux sujets de fond.
1) Le cross-border “sans friction” touche sa limite
À partir de juillet 2026, l’UE met en place un droit fixe de 3 € par colis sur les envois e-commerce de faible valeur (moins de 150 €).
L’enjeu n’est pas seulement le montant : c’est la fin progressive d’un modèle où le micro-colis international bénéficiait d’un avantage structurel (coûts de contrôle et de traitement sous-estimés).
Certes, on observe déjà les balbutiements d’un mécanisme de “réseaux” permettant de rerouter les produits vers d’autres points d’entrée “plus conciliants” dans l’UE pour être ensuite redistribués dans le marché unique, mais il était temps de légiférer sur ce sujet.
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Le conseil de V-Factory : en 2026, si vous souhaitez poursuivre ou commencer votre internationalisation, ne raisonnez plus simplement en termes “d’expédition”, mais plus en termes d’architecture d’entrée et de distribution. Vous ferez la différence en réfléchissant à où et comment vous ferez entrer vos marchandises, et comment vous consoliderez votre stratégie globale.
2) Douane : la frontière devient un point de contrôle de la donnée
Une tendance majeure de 2026, c’est le principe de douane “data-first”.
L’Union européenne fixe une échéance très concrète : à compter du 3 février 2026, le système européen de contrôle préalable des marchandises à l’entrée de l’UE (ICS2) bascule vers sa nouvelle version (v3), tandis que l’ancienne (v2) est définitivement arrêtée. Le message aux opérateurs est clair : sans mise à jour, des blocages de flux sont à prévoir.
Ce que cela change concrètement : un colis peut être prêt physiquement à être distribué, mais immobilisé parce que les informations attendues (description, HS code, expéditeur, etc.) ne répondent pas aux standards demandés. La conformité devient donc un sujet opérationnel primordial, au même titre que le transport.
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Le conseil de V-Factory : sécurisez votre “supply chain data” (qualité des libellés, codification, gouvernance des champs) comme vous sécurisez vos stocks. En 2026, l’erreur de données pourra coûter plus cher que l’erreur de picking !
3) Le carbone devient (enfin) un vrai enjeu (et s’invite dans les arbitrages supply)
La Commission a été très claire : le coup d’envoi définitif du régime CBAM (EU Carbon Border Adjustment Mechanism) est donné depuis le 1er janvier 2026.
Cela va pousser les importateurs à structurer le statut, la collecte des données d’émissions, la traçabilité fournisseur et les processus de déclaration.
Plusieurs acteurs suivent de près les ajustements sur la temporalité des certificats (discussions/simplifications).
Cela ne change pas la tendance : 2026 marque l’entrée dans une logique de conformité environnementale “sérieuse” où la donnée carbone devient un paramètre de pilotage essentiel.
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Le conseil de V-Factory : entamer le mois de février avec une cartographie simple : produits concernés, pays d’origine, fournisseurs, disponibilité des données d’émissions. L’objectif : éviter la conformité “dans l’urgence” toujours plus coûteuse.
4) Promesse de livraison : la fiabilité devient plus différenciante que la vitesse
La course au “toujours plus vite” atteint ses limites.
En 2026, la promesse se segmente : l’ultra-rapidité, pourquoi pas, mais, désormais, place à l’information partagée, fiable, lisible et accessible par tous et pour tous.
Pourquoi ? Parce que l’expérience post-achat devient “visible” manifeste dans le quotidien des consommateurs.
Dans cet objectif, Gmail déploie par exemple une vue “Purchases” qui centralise confirmations, suivis et livraisons de ses différents achats : mécaniquement, cela renforce l’exigence de clarté et de précision sur le suivi de ses commandes.
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Le conseil de V-Factory : investissez dans la qualité de la promesse client et sur votre communication (SLA, tracking, exceptions) : en 2026, la fiabilité sera un levier de conversion et de rétention aussi puissant qu’une promotion.
5) Retours : le sujet de la rentabilité (et 2026 accélère la rationalisation)
Les retours deviennent un poste de coûts structurel : transport inversé, tri, reconditionnement, perte de valeur, fraude, service client.
La NRF a estimé en 2025 le flux des retours à 849,9 Md$, soit 19,3 % des ventes online qui ont été retournées.
Ce que cela annonce pour 2026 : un durcissement “intelligent” des politiques appliquées (retours payants selon les catégories de produits, incitations à l’échange, outils de sizing, meilleures informations produit, etc.), parce que l’équation économique devient intenable sans pilotage.
Le conseil de V-Factory : traitez la reverse logistique comme un service à part entière et associez-vous avec les bons partenaires : parcours clair, options segmentées et indicateurs de revente/récupération. En 2026, “retour facile” devra être synonyme de retour efficient et fructueux.
6) Cyber : la logistique devient une infrastructure critique (donc une cible)
Quand tout n’est plus qu’un environnement connecté (OMS/WMS/TMS, tracking, portails, APIs, prestataires), une attaque informatique devient immédiatement une crise opérationnelle à grande échelle.
Allianz place, avec un score élevé, les cyber-incidents comme le risque #1 mondial en 2026, loin devant les autres risques.
Le conseil de V-Factory : préparez un plan « mode dégradé » : processus manuels temporaires, priorisation des flux, communication avec le client et redondances minimales. L’objectif n’est pas un “zéro incident”, mais la continuité de service.
7) Agentic commerce : l’achat devient “assisté”… et reconfigure les attentes logistiques
Amazon, toujours à la pointe en matière de tendances ecommerce, teste actuellement Buy for Me : l’app permet d’acheter sur des sites tiers lorsque l’article n’est pas vendu directement sur Amazon.
Si l’achat est de plus en plus assisté par des agents, les signaux clés deviennent irrévocablement :
le stock réel disponible,
des délais fiables de préparation et d’expédition,
des coûts maîtrisés (livraison/taxes),
des retours simples et contrôlables.
Le conseil de V-Factory : en 2026, votre avantage passera par la lisibilité et la clarté de vos fiches produit. Une logistique bien structurée et bien expliquée pourra ainsi devenir un facteur de conversion, y compris quand la recommandation ne passe plus par vos canaux habituels.
8) Entrepôts : “flight to quality”, puissance électrique, automatisation, la capacité devient stratégique
La tendance 2026 : “avoir des m²” ne suffit plus. Les meilleurs sites logistiques (bien placés, performants et surtout capables de conjuguer parfaitement automatisation & consommation d’énergie) deviennent rares.
CBRE souligne l’importance du flight to quality, des enjeux de main-d’œuvre et de power supply.
En parallèle, Maersk met en avant des tendances warehouse 2026 : automatisation, IA, green practices, résilience.
Le conseil de V-Factory : en 2026, l’entrepôt est un avantage compétitif s’il vous permet de tenir le triptyque : coût / service / résilience. Sinon, il devient un centre de coût rigide.
Conclusion : 2026, l’année où la logistique devient un moteur de confiance
Si l’on devait résumer : en 2026, la logistique ne se gagne pas seulement sur la vitesse, mais sur la capacité à livrer avec fiabilité, conformité et transparence, dans un monde plus réglementé et plus incertain.
